Après un maniement intensif du float power dans les années 2000.

Après d’innombrables journées en m’essayant à la palme dans les forts courants du Rhône, du Pô ou de l’Ebre. Après avoir transmis cette passion qui m’est chère à travers de multiples vidéos, je pensais avoir fait le tour de cette discipline, que nenni ! Cette année 2010 est pour moi une année charnière car je viens de découvrir un nouveau concept accessible à tous: le float tube à propulseur électrique incorporé...

Toutes ces années de pratique m’ont permis d’être très objectif pour peser le pour est le contre sur la pêche en float tube.

Le float tube propulsé uniquement avec les palmes.

Le pour :

C’est une activité ludique très pratique qui une fois mise en œuvre permet au pêcheur à pied d’aller pêcher ou bon lui semble sur le fleuve, la rivière, le lac ou le bord de mer. Nul besoin d’un garage ou d’une maison pour stocker l’engin. Pas besoin non plus d’être très fortuné pour s’équiper, c’est à la portée de n’importe quelle bourse. Le soir après le travail, vous pouvez en seulement deux heures décompresser de votre journée, tout oublier en vous offrant une partie de pêche. Vous chaussez vos palmes et vous vous asseyez sur l’engin, le rêve devient réalité et ce n’est que du bonheur. Une petite séance de sport n’a jamais fait de mal à personne.

Le contre :

Vous devez en fleuve comme en rivière préméditer « votre coup de pêche ». Après avoir garé votre véhicule en aval, de longs kilomètres sont parcourus à pied avec tout le matériel sur le dos par la route vers l’amont. Vous pratiquez ensuite votre pêche en descendant. Le vent et le courant sont deux contraintes pour exécuter des dérives savantes. Lorsqu’un secteur est productif, impossible de rester dessus, le courant vous entraîne et vous oblige à sortir de l’eau pour refaire un passage. Il est très difficile de s’écarter du chenal lorsqu’un bateau est aperçu et c’est peut-être pour cela que l’on nous compare à des matelas gonflables de plage désormais interdis sur les voies de navigation françaises.

En lac :

Votre secteur de pêche se limite à une très petite zone, vous êtes efficace et productif à 30 ou 40% seulement par rapport à une petite barque pour aller d’un point à un autre. Comme en rivière pour vous rendre sur les points chauds une bonne demi-heure est perdue à l’aller comme au retour à contre vent ou il est souvent préférable de rentrer à pied pour se rendre sur les zones les plus éloignées.

Une évolution quasi inexistante:

J’ai déjà entendu dire après avoir divulgué mon idée que ce système allait permettre aux retraités d’aller à la pêche « MDR » Pour ma part, je pense que le sport n’est pas une contrainte, à 51 ans cette année, je suis un adepte quotidiennement de la course à pied, et accessoirement de vélo, de natation et de palmes donc jusque là pas de problèmes. Malgré le nombre grandissant d’adeptes dans les clubs jeunes, rien n’avait évolué ces 10 dernières années en terme de déplacement sur l’eau. Quelques timides pêcheurs emploient le float power, mais sans grande conviction car le système est contraignant en terme d’utilisation et de nombreuses contorsions sont nécessaires pendant les manœuvres même avec un manche rallonge pour la commande à main. Seules quelques adaptations du float tube au niveau de la fixation des cannes et du sondeur font parler de lui sur les forums...

Encadré:

Etant précurseur de cette pêche en fleuve et connaissant parfaitement les aléas de la méthode il était indispensable que j’améliore et mette au point, un nouveau système capable de révolutionner cette technique d’approche qui végétait depuis si longtemps. Face aux techniques de pêche moderne, cette nouveauté trouverait sa place pour remonter vers le haut afin d’exploser ensuite littéralement auprès de cette nouvelle génération de pêcheurs. Toutes les attaques dont elle à été sujette de la part de certains vont être aussi nettoyées face au modernisme de la méthode.

Le float tube à propulseur électrique:

Pour que cette discipline explose littéralement, il fallait du jamais vu, de la simplicité et surtout un nouveau concept en rapport avec toutes ces nouvelles techniques de pêche en prospection rapide. Cette idée, je l’ai eue il y a plus de 5 ans, 2 mois cette année ont été nécessaires pour la construction du premier prototype avec l’aide de mon Sponsor. Tout a été pensé : la commande à distance fixée sur les waders, la batterie, l’électronique, la câblerie. La puissance du propulseur : 55 livres de poussée Minn Kota, une pure bombe. De nombreux renforts ont été nécessaires pour obtenir un équilibrage parfait de tout l’ensemble. Il ne me restait plus qu’à essayer l’engin pour me rendre compte du travail effectué. Chose faite désormais et je peux dire que c’est un succès total. Le float tube se déplace à la vitesse d’un homme qui marche d’un pas très très rapide. Les sensations sont énormes, c’est de la folie, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt, que d’années perdues... Reste encore à apprivoiser les changements de direction qui se font en rentrant les palmes dans l’eau comme un gouvernail. L’usage des palmes est également toujours d’actualité pour les manœuvres difficiles vous en servir sur les zones encombrées. Le float tube électrique va devenir dans un avenir proche j’en suis sûr, une méthode de prospection à part entière, qui va permette de pratiquer des pêches de vitesse sur de longues zones de pêche. Il va pouvoir être considéré grâce à sa vitesse de déplacement sur zone à un engin redoutable pendant les concours. Il va permettre au pêcheur de loisir de se mouvoir rapidement sur les postes en augmentant le temps de pêche sur les points chauds.

Vous pouvez voir ces premiers essais sur YouTube ou Kewego en tapant : le float tube électrique.

Prochaine étape : la partie de pêche.

Article Ecrit par Marc Roiron, et transféré à Xavier pour que je puisse vous en faire profiter.